L’entreprise : système esclavagiste moderne

Quarante (40) millions, c’est le nombre de personnes réduites à la servitude dans le monde.

Travail, emploi, salaire et profit, sont les mots qui définissent au mieux l’entreprise chez certaines personnes. Au-delà de ces mots, n’oublions surtout pas celui-ci : EXPLOITATION. Car oui, nous vivons dans un monde d’exploitation capitaliste. Un monde où  la majorité d’employeurs recrute des individus pour en tirer le maximum de profits. Mais pour quel salaire et avantages de service ? Je vous laisse imaginer. Les salaires sont-ils justes et équitables ?         

La plupart des travailleurs modernes sont « des esclaves » . . .

Pour ceux qui connaissent l’histoire de Kunta Kinté (Acteur principal dans la série Racines adapté du roman d’Alex Haley), ce mandingue fut capturé et embarqué vers l’Amérique, puis vendu en tant qu’esclave à un maître blanc. Durant le reste de sa vie, il travailla en tant qu’esclave et ne se délaissa jamais de ses rêves de liberté. N’en déplaise au maître qui l’exploita jusqu’à épuisement, sans tenir compte de ses conditions de travail, car son seul but était la productivité de ses plantations et pas des moindres, une productivité sans scrupule. Dans cette histoire dramatique, il est clair que le bien-être des employés, disons plutôt des esclaves, ne faisait pas partie des priorités de l’employeur, le maître blanc. En ce vingt-et-unième siècle, pensez-vous que la situation soit si différente ? Ooh que non !

Les travailleurs sont fatigués et abusés. Observons et regardons leurs vies professionnelles ! Le constat est fait : ils ne sont pas libres. Du moins, la majorité parmi eux. Enchaînés aux grands donneurs d’ordres qui ne leur laissent souvent aucune autonomie, il leur est difficile d’agir et de prendre des décisions par eux-mêmes. Leur avis est très peu pris en compte parce que, comme des robots, ils sont programmés à réaliser des tâches précises qui abusent même parfois de leur temps. En plus de ça, leurs conditions de travail ne sont pas adéquates, et mieux encore, pour ne pas dire pire encore, les salaires qu’ils tardent à recevoir de leurs maîtres ne sont pas justes et équitables, dans un environnement où travailler dans l’informel et effectuer des sous-emplois, tendent à devenir les normes en vigueur.

. . . Au service des employeurs capitalistes « les maîtres blancs »

En Afrique, leur employeur n’est pas obligatoirement « un blanc » ou une entreprise « des blancs ». Mais ne vous y trompez pas : ils sont tous, sans distinction, employés comme employeurs noirs d’Afrique, sous la puissante idéologie capitaliste des maîtres blancs. L’illusion avec le capitalisme, c’est qu’il donne l’impression d’assouvir les besoins de tout un chacun, à cause de sa logique fondée sur la production massive de biens et de services porteurs de richesses, de pouvoir et de prestige pour les hauts dirigeants et une minorité de cadres supérieurs et moyens.

Mais dans la réalité des faits, le capitalisme des maîtres blancs forme et produit des esclaves du salariat et des contremaîtres de l’actionnariat qui, s’agissant des premiers, vivent et meurent en dessous du seuil de pauvreté dans plusieurs pays, puis s’agissant des seconds, vivent et meurent dans l’insomnie et les chagrins, dans la plupart des cas. Et très souvent, les capitalistes véreux ici en Afrique brandissent les salaires minables qui sont légions dans beaucoup d’entreprises, pour dire qu’il existe pire, et que, de ce fait, leurs employés, ou du moins leurs esclaves, n’ont aucune raison de se plaindre. Et si jamais cela arrive, vous entendrez des patrons dirent à chaque esclave mécontent : « si tu n’es pas content, tu t’en vas. Ils sont nombreux à vouloir ta place. On trouvera très vite quelqu’un d’autre pour te remplacer ».  Oui ! Lorsqu’il s’agit de rabrouer les travailleurs mécontents de leurs conditions de travail, les employeurs ne pensent ni aux concurrents, ni à l’image institutionnelle, encore moins à la pérennité de l’entreprise.

Bon, c’est vrai qu’au Cameroun, comme partout ailleurs dans le monde, le plus important chez les employeurs, c’est de vendre, de faire du chiffre et du profit. C’est la logique des maîtres capitalistes. Le reste n’a pas plus d’importance, et c’est même du charabia pour certains ! C’est bien là une autre facette du système esclavagiste moderne dont il faut s’affranchir, à défaut de l’abolir. Mais existe-il vraiment un moyen d’y parvenir ? La réponse à cette question fera l’objet d’un prochain article.

Proyot.com, The new spirit of Business in Africa !

Un commentaire sur “L’entreprise : système esclavagiste moderne

  1. Le système économique et social, basé sur le capitalisme est de par sa nature, conçu pour faire du profit. Il n’a pas une vocation sociale.
    Le propriétaire du capital explore et exploite toutes les opportunités qui peuvent lui permettre d’apporter une plus-value à son bien, en temps et en durée.
    C’est cette plus-value qui lui permet d’entretenir son train de vie; sans quoi il se retrouverait entrain de le faire en puisant dans son capital , au point de le réduire à néant, et devenir membre de la classe laborieuse qu’il dirigeait autrefois.
    Dans ce système, il n’y a pas de place pour la pitié, la charité et autres…
    La concurrence dans ce milieu est telle que, il faut tout le temps innover,inventer,créer afin d’écouler très vite sa production sur le marché. Il n’y a pas de place pour les faibles et les inadaptés professionnels. Ces derniers sont voués « à la mort ».
    L’anglais Charles Darwin l’a mieux illustré dans son livre LA THÉORIE DE L’ÉVOLUTION, où il parle de la survivance des espèces les plus adaptées.
    Nous vivons dans un monde en perpétuelles évolutions et mutations en tout genre, et il faut s’adapter. Ce n’est pas le lieu, pour un capitaliste, de créer un milieu ergonomique, qui en rajoutera à ses charges, ponctionnant ainsi ses bénéfices.

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