Le management à l’africaine (partie 1)

En matière de management, « L’Afrique noire est-elle mal partie » comme l’affirmait l’ingénieur agronome René Dumont en 1962 en matière d’agriculture ?

Je dirai qu’il est inutile de se poser cette question. Car, à l’observation attentive des rythmes d’activités et de l’usage du temps dans la plupart des sociétés africaines, il apparaît clairement que les mentalités résultent de la dysharmonie de trois paramètres essentiels : l’horloge biologique des citoyens, la culture socioéconomique nationale, les traditions et coutumes issues des différentes ethnies du continent. Nous y reviendrons.

L’existence d’un management propre aux pays africains présuppose une mise en relief des différents modes de vie, et de l’omniprésence des trois éléments suscités dans les habitudes quotidiennes des collaborateurs.

Les entreprises en Afrique et les chocs culturels

On entend par « entreprises en Afrique », les multinationales, celles qui sont présentes un peu partout dans le monde. Toutes les directives, les orientations stratégiques et même le style de gestion sont érigés par le siège social, lequel, se trouve dans un et un seul pays.

Le souci avec les multinationales c’est que, lorsqu’elles s’implantent dans un pays, elles ne tiennent parfois pas compte de l’environnement, et le plus souvent, elles font face à ce qu’on appelle le « choc culturel ». Le sociologue Michel Crozier, dans son livre « L’entreprise à l’écoute  » illustre très bien ce choc culturel en faisant référence à SONY France. L’équipe de dirigeants venus du Japon a échoué en utilisant les méthodes japonaises incompatibles avec la mentalité des salariés français. Il y’a eu des crises sociales. Et finalement, SONY a été obligé de changer de paradigme, et donc d’intégrer dans le mode de management la culture locale, afin de mieux gérer ses équipes françaises, au point de nommer un directeur général français dans cette filiale pour redresser la situation.

Les entreprises africaines et la complexité croissante

On entend par « entreprises africaines », les entreprises du terroir, celles créées par les autochtones. Souvent pour le plus grand bonheur de leurs concitoyens. Mais, la réalité est que, le style de management très souvent calqué sur le modèle occidental est omniprésent, et a montré ses limites. Ecomatin (journal d’analyse économique au Cameroun), lors d’une étude faite entre 2009-2016, a mis en évidence les principales causes d’échec des 2300 entreprises qui ont fermé au bout de 3 ans d’existence. Lire aussi les 12 raisons pour lesquelles votre entreprise ne marche pas bien en cliquant ici.

En dépit du fait que le transfert des techniques de gestion s’est effectué à la fois par l’intermédiaire des consultants et des gestionnaires européens sollicités dans le cadre de contrats techniques et grâce à des écoles de formation spécialisée, le problème de l’existence d’un management africain a été à plusieurs reprises posé par les praticiens. Les travaux de recherche théorique sur la gestion de l’entreprise en Afrique demeurent encore trop peu nombreux. C’est donc dans ce contexte que le présent article définira les composantes essentielles d’un futur management spécifique à l’Afrique, en analysant son évolution dans le temps sur trois aspects. D’abord l’horloge biologique des citoyens, ensuite la culture socio-économique nationale, enfin les traditions et les coutumes issues des différentes ethnies du continent.

Pour lire la suite, cliquez ici.

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